Le stress : Qu’est-ce que c’est ? (Ep. 1)

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1 ) Définition globale et origine du concept :

L’origine de la notion de stress vient du modèle de Hans Selye. Hans Selye est né à Vienne le 26 janvier 1907, et mort à Montréal (Canada) le 16 octobre 1982. Il est le fondateur et le directeur de l’Institut de médecine et chirurgie expérimentale de l’Université de Montréal et un pionnier des études sur le stressLes travaux de Hans Selye, mondialement connus, ont aujourd’hui des retombées importantes notamment dans l’étude du comportement des individus. Il a tout d’abord employé le terme stress lorsqu’il réalisait ses études médicales à l’Université de Montréal, dans les années 1920. Il avait réalisé un constat : tous les patients, peu importe ce dont ils souffraient, avaient quelque chose en commun. Ils avaient tous un air malade. Selon lui, ils subissaient tous un stress physique dû à la maladie.

Il a défini le stress comme étant « l’ensemble des moyens physiologiques et psychologiques mis en œuvre par une personne pour s’adapter à un événement donné ». lI explique que « le changement brutal survenant dans les habitudes d’une personne, jusque-là bien équilibrée, est susceptible de déclencher un bouleversement dans sa structure psychique et même somatique ». C’est dans ce contexte qu’il développe sa théorie du syndrome général d’adaptation (c’est-à-dire, les réactions à court et à long-terme de notre corps face au stress).

Selye a été un pionnier de la recherche sur le stress et a démontré que le stress avait un impact sur la santé. Il y a eu de nombreux débats avec d’autres chercheurs, qui pensaient que le stress était un phénomène spécifique; alors que lui, non. Il pensait que ce qui stress une personne peut ne pas stresser du tout une autre. Le stress psychologique pourrait donc avoir autant d’impact qu’un stress physique causé par une maladie ? Et le stress psychologique dépendrait donc de notre perception de la source de stress en question ?

C’est ce qu’un médecin, John Mason, a voulu savoir. Il réalisa une expérience sur deux groupes de singes qui n’avaient pas été nourris pendant une courte période.

Dans le premier groupe, les singes étaient seuls alors que dans le second, les singes pouvaient voir d’autres singes être nourris. Bien que les deux groupes subissaient le même stress physique dû à la faim, ceux qui avaient vu les autres manger avaient sécrété plus d’hormones de stress. C’est ainsi que Mason a démontré que le stress psychologique était tout aussi puissant que le stress physique et qu’il pouvait déclencher une réponse de stress.

Des chercheurs ont mené une expérience captivante dans laquelle ils ont mesuré les niveaux d’hormones de stress chez des parachutistes expérimentés. L’idée était que sauter d’un avion devait être stressant pour tout le monde! Étrangement, leurs niveaux d’hormones de stress étaient normaux. Ils ont ensuite mesuré les hormones de stress chez des parachutistes qui sautaient pour la première fois et chez leurs instructeurs. Ils ont trouvé une grande différence ! Le jour avant le saut, les étudiants avaient des niveaux d’hormones normaux, mais les instructeurs avaient des niveaux élevés. Le jour du saut, les niveaux d’hormones des étudiants étaient élevés alors que ceux des instructeurs étaient normaux.

Ils ont alors conclu que, 24 heures avant le saut, les instructeurs anticipaient et qu’ils sécrétaient ainsi plus d’hormones parce qu’ils savaient à quoi s’attendre. Les étudiants ne pouvaient pas savoir!

Mais le jour du saut, la nouveauté et l’imprévisibilité de la situation ont stimulé la sécrétion d’hormones de stress chez les étudiants, tandis que la même situation, parce qu’elle n’est plus nouvelle ni imprévisible pour les instructeurs, ne leur a pas généré de réponse de stress.

Nous pouvons en conclure que :

  • Le stress psychologique a énormément de répercussion physique puisqu’il peut lui même faire sécréter autant d’hormones de stress qu’un stress physique
  • Le stress est non – spécifique (ce qui stress une personne peut ne pas en stresser une autre)

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Le stress peut atteindre toute personne, épisodiquement ou parfois quotidiennement, devenant un véritable handicap dans la vie quotidienne. Selon les travaux de Hans Selye datant de 1975, il existe 3 phases dans la réaction au stress :

1: la phase d’alarme, intense et de courte durée

2: la phase de résistance, qui survient lorsque la pression se rallonge et pendant laquelle l’organisme s’adapte à la situation

3: la phase d’épuisement, de décompensation de l’organisme se caractérise psychologiquement par un état d’indifférence ou de dépression. Cette phase est heureusement peu fréquente, mais les maladies psychiques liées au stress peuvent être considérées comme la conséquence d’un épuisement de nos capacités vitales d’adaptation. 

Il existe également différentes sortes de symptômes, et pour en citer seulement quelques-uns :

  • Maux de têtes
  • Coliques
  • Troubles du sommeil
  • Eczéma et autres réactions de la peau
  • Fatigue chronique
  • Sensations d’essoufflement / oppression
  • Sensibilité / nervosité accrues / crises d’angoisse
  • Tristesse / sensation de mal-être
  • Perturbation de la concentration / difficultés à prendre des initiatives, des décisions

J’ai choisi d’aborder ce sujet avec vous car après de multiples échanges et débats, j’ai remarqué à quel point le stress pouvait avoir un impact négative sur la vie, notamment sur la santé et l’énergie.

Je reste persuadée que beaucoup de symptômes du quotidien sont psycho-somatiques, et que notre psychique a une influence sur certaines des douleurs que l’on peut avoir, notamment chroniques (maux de tête, fatigue, maux de ventre, insomnie, etc.).

Dans cette partie, je voulais juste définir ce qu’est vraiment le stress « négatif », car il y a certaines émotions que nous pouvons confondre avec du stress (notamment l’adrénaline liée à un évènement nouveau, qui serait plutôt un stress « positif »).

Dans la deuxième partie, nous verrons qu’est-ce que le stress au niveau métabolique (et hormonal).

N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous avez des symptômes physiques dûs au stress !

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