Les mythes de la nutrition : Introduction

Résultat issu du dictionnaire pour « mythe »

nom masculin
  1. 1. Récit fabuleux, souvent d’origine populaire, qui met en scène des êtres (dieux, demi-dieux, héros, animaux, forces naturelles) symbolisant des énergies, des puissances, des aspects de la condition humaine.
    Les grands mythes grecs (Orphée, Prométhée…).
  2. 2. Chose imaginaire.

Vous l’aurez compris, quand je parle de mythe, je parle de tous ces « on-dit », ces légendes, ces phrases et théorèmes que l’on entend de partout (sur les réseaux, sur les sites internet et même dans certains livres). On ne sait ni d’où ils viennent (probablement de la mythologie comme leur nom l’indique, ou de l’imagination…), ni s’ils ont été prouvés, mais ce que l’on sait : c’est qu’ils se propagent avec un débit 4G.

Ces informations étant véhiculées par de nombreuses personnes « diplômées » également, beaucoup ont tendance à se dire « il/elle a fait des études dans le domaine, donc il/elle sait de quoi il parle. Je peux donc lui faire confiance, et appliquer ce qu’il dit sans réfléchir ». Malheureusement, beaucoup de coach sportif (pas TOUS) n’ont aucune formation en nutrition, je dirai même pire : aucune réelle notion de nutrition. 
Avoir un diplôme c’est bien, appliquer ce que « tout le monde dit », ça l’est moins.
 Si à côté il n’y a pas un grand nombre de recherches personnelles, combinées à une ouverture d’esprit et une soif d’apprendre, il y a peu de chance que la personne qui écrit « Il ne faut pas manger de glucides le soir » ait sorti cette information de son cerveau.
Il en est de même pour les diététiciens : comme dans chaque corps de métier, il y a des personnes excellentes et bienveillantes. Et d’autres, beaucoup moins.

 C’est triste à dire, mais à partir du moment où de l’argent est à la clé, certains seraient prêts à « vendre père et mère » pour arriver à leur fins… Quand on voit les business qu’il y a derrière les industries de l’agroalimentaire, des régimes et des coachs… Que l’argent est visé au détriment de la santé… C’est en faisant ce triste constat et en remarquant que moi-même j’étais « tombée dans le panneau » quelques années en arrière, que j’ai décidé de mettre en place des solutions pour savoir à qui/quoi je pouvais vraiment me fier.
Alors la première règle que j’ai établie, et que je vous recommande fortement, c’est : la règle du pourquoi.
J’ai décidé, qu’à chaque fois que je me retrouverais dans une impasse, à lire de partout la même chose, je DEVAIS me demander pourquoi. Interdiction de me dire « hum, d’accord, puisqu’ils le disent tous, cela doit sûrement être vrai ». IN-TER-DIC-TION. Cela me condamnerait donc, à rester dans mon impasse ? Cela me condamnerait également à rester dans l’ignorance ?
Etant consciente du fait que les humains ont tendance à « suivre le groupe » (Cf: article « comment ne pas se perdre dans une foule d’informations »), j’ai eu peur de perdre du temps, de devoir faire demi tour trop souvent, et finalement de m’en vouloir.
Car bien heureusement, parfois ce n’est pas grave de suivre ces mythes. Mais, ce n’est pas le cas de tous les mythes. 

Coach depuis plusieurs années, échangeant quotidiennement avec des collègues coach/nutritionniste/autres, j’ai commencé à recueillir trop souvent des témoignages dramatiques…


« Bonjour Margaux. Je m’appelle ****, j’ai 21 ans. Je t’écris car j’ai besoin de me confier, je ne sais pas trop à qui en parler.. J’ai honte et à la fois je suis perdue. Je ne pense qu’à ça, alors il fallait que j’en parle… Il y a deux ans, j’ai fait appel a un coach *****, à qui j’ai fait confiance, car je voyais chaque jour beaucoup de filles qui parlaient de lui, et je me suis dit pourquoi pas moi?
Alors au début, tout allait bien, même si j’avais très faim, je me disais que c’était passager. Que c’était normal d’avoir faim, quand on faisait un régime. Puis, j’ai commencé à avoir des difficultés à m’entraîner, la fatigue était trop grande. Je n’avais plus envie de rien, j’ai commencé à avoir du mal à réviser, à être déprimée et en continu sur les nerfs. Je me suis énormément renfermée sur moi-même.. De moins en moins sociable, évitant toutes sortie et repas avec mes proches.
Quelques mois après, je ne sais pas ce qui m’est arrivé, j’ai eu comme une énorme pulsion; j’ai mangé tout ce qu’il y avait dans mon placard. Cela ne m’était jamais arrivée, je ne me suis pas reconnue… J’ai mangé jusqu’à en avoir mal au ventre, puis je suis allée me couchée, complètement dépitée, déçue de moi-même. Le lendemain, pleine de culpabilité, j’ai repris mon régime strict. Mais l’envie de manger gras et sucré m’obsédait.. Je ne pensais plus qu’à ça.
J’ai tenu 3 ou 4 jours, puis j’ai refait une crise. Rien ne pouvait m’arrêtait, je mangeais de façon machinale, comme un robot. Cela a duré plusieurs semaine.. Et pour tout te dire : cela m’arrive encore aujourd’hui. 2 ans après, j’ai toujours celle relation conflictuelle avec la nourriture. Je vacille entre restrictions et crises. Certaines périodes sont plus calmes que d’autres, selon mon état émotionnel, mais je reste quand même fragile en continu. Aussi, je n’ai plus mes règles, depuis plus d’un an.. Je ne sais pas si c’est grave ? Mais je n’ose pas en parler à mon médecin…
Je suis perdue, je ne sais pas comment faire pour me sortir de cet engrenage, ça me gâche la vie… Peux tu m’aider? »
.

Je ne saurai vous dire, le nombre de fois que mes collègues ou moi-même avons reçu des messages similaires à celui la.
 Peut-être même vous reconnaissez vous dans ce message?
 Cela doit cesser. Et pour cela, il n’y a que deux solutions : casser les mythes dangereux, et APPRENDRE à bien manger. Bien manger signifie : manger en fonction de ses besoins, manger des choses que l’on digère bien, des aliments le moins transformé et chimique possible, mais surtout… Manger d’une façon qui nous correspond à NOUS !

Nous ne pouvons pas imposer une façon de manger à quelqu’un, mais seulement :
Donner des clés d’amélioration
Dire que telle chose est bonne ou moins bonne pour la santé
Donner un ordre d’idée de quantité
Donner des idées repas/recettes
Faire découvrir de nouveaux aliments/goûts
Ne jamais diaboliser quelque chose qui n’est pas diabolique !

C’est pourquoi je crée cette série d’articles que j’ai nommé « les mythes de la nutrition ».
 Nous découvrirons ensemble, chaque mois, un nouveau mythe avec analyse COMPLETE et DETAILLEE.  Aucune informations ne sera jetée comme un pavé dans la mer, tout vous sera bien expliqué en détails.

Avez vous des idées du sujet ? Quels sont les plus gros mythes que vous avez pu entendre en nutrition, allez, je suis curieuse ? 
Vous en faîtes pas, on va en finir avec tout ça ! 🙂 #pasdeglucideslesoir 

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